extrait
du communiqué du
Conseil des ministres du 12 novembre 2003
Le
ministre de la Culture et de la Communication a présenté un
projet de loi relatif au droit d'auteur et aux droits
voisins dans la société de l'information.
La défense et la promotion de la création
constituent l'un des fondements de la politique culturelle
conduite par le gouvernement, tant en France qu'au niveau
international.
Ce
projet devrait "contribuer
de façon déterminante à la
mise en place d'un environnement juridique plus sûr
afin d'encourager la création dans le domaine
littéraire et artistique".
Dans ce cadre, le projet de loi revêt une importance
toute particulière : - il
adapte le régime de la propriété littéraire
et artistique aux nouveaux usages liés aux technologies
de l'information et de la communication ;
- il
renforce la protection des auteurs et des créateurs
contre les risques accrus de contrefaçon par la
voie numérique ;
- il
facilite l'accès aux oeuvres par nos concitoyens,
notamment les personnes handicapées.
Ce
texte assure ainsi la transposition de la directive communautaire
n°2001/29/CE du 22 mai 2001 et des traités
de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle
du 20 décembre 1996.
Le
projet de loi introduit en droit français deux
nouvelles exceptions au droit d'auteur, d'une part, en
faveur des handicapés et, d'autre part, pour les
copies techniques temporaires liées notamment aux
transmissions sur internet.
Le
projet de loi institue également une protection
juridique des mesures techniques de protection et d'identification
des oeuvres : le contournement de ces dispositifs techniques
est assimilé à de la contrefaçon.
Les ayants droit peuvent ainsi bénéficier
de la sécurité juridique nécessaire
au développement de la diffusion de leurs oeuvres
dans l'univers numérique.
Le projet de loi poursuit par ailleurs trois autres objectifs
:
- moderniser
le régime de droit d'auteur des agents
de l'administration, afin de reconnaître à ceux-ci
la qualité d'auteur pour les oeuvres réalisées
dans le cadre de leurs fonctions, lorsque ces oeuvres sont
commercialisées, tout en prenant soin de garantir à l'administration
les moyens d'assurer sa mission de service public ;
- renforcer
le contrôle du ministère de la
Culture et de la Communication sur les sociétés
de gestion collective du droit d'auteur et des droits voisins
;
- actualiser
la loi du 20 juin 1992 sur le dépôt
légal, notamment pour organiser le dépôt
légal des pages internet auprès de la Bibliothèque
nationale de France et de l'Institut national de l'audiovisuel.
Ceux-ci seront autorisés à copier les contenus
en ligne selon un mode de sélection permettant de
constituer progressivement une mémoire collective,
représentative de l'évolution de la communication
publique en ligne, notamment l'internet.
Elargissement
du champ de la contrefaçon :
Le projet de loi institue également une protection
juridique des mesures techniques de protection et d'identification
des oeuvres. Ainsi, le contournement de ces dispositifs
techniques sera assimilé à de la contrefaçon.
Les ayants droit pourront bénéficier de la
sécurité juridique nécessaire au développement
de la diffusion de leurs oeuvres dans l'univers numérique.
Règlement
des litiges :
Le projet de loi porte création d'un organe de médiation
sous forme collégiale et indépendante, chargé de
régler les différends éventuels liés à ces
mesures techniques, notamment pour le bénéfice
de l'exception pour copie privée, susceptibles de
survenir entre les ayants droit et les usagers.
Elargissement du droit d'auteur aux agents du public :
Le texte vise notamment à moderniser le régime
de droit d'auteur des agents de l'administration, afin
de reconnaître à ceux-ci la qualité d'auteur
pour les oeuvres réalisées dans le cadre
de leurs fonctions, lorsque ces oeuvres sont commercialisées,
tout en prenant soin de garantir à l'administration
les moyens d'assurer sa mission de service public.
Dépôt légal
des pages Internet :
Enfin, le projet de loi devrait actualiser la loi du 20
juin 1992 sur le dépôt légal, notamment
pour organiser le dépôt légal des
pages internet auprès de la Bibliothèque
nationale de France et de l'Institut national de l'audiovisuel.
En conséquence, ces organismes seront autorisés à copier
les contenus en ligne selon un mode de sélection
permettant de constituer progressivement une mémoire
collective, représentative de l'évolution
de la communication publique en ligne, notamment l'internet.
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