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La
réforme de la formation professionnelle
3 juin
1999
Nicole PERY devant les députés
La Mission
d'évaluation et de contrôle de la Commission des finances,
de l'économie générale et du plan de l'Assemblée nationale
a procédé le 3 juin à l'audition de la secrétaire d'État
aux droits des Femmes et à la Formation professionnelle.
Cette audition concluait une série de travaux sur l'utilisation
des fonds affectés à la formation professionnelle.
Interrogée
par le rapporteur spécial Jacques Barrot sur l'éventualité
d'un futur projet de loi, Nicole Péry a rappelé "qu'elle
avait donné comme objectif aux partenaires sociaux d'avancer
sur le terrain de la négociation collective avant cet automne".
Comme en 1971, "un projet de loi viendra avaliser les résultats
de celle-ci".
La réflexion
porte "sur la détermination d'axes forts et sur les modalités
de financement, cette réforme devant intervenir à enveloppe
financière constante". Nicole Péry a indiqué "attendre la
réponse des partenaires sociaux en s'abstenant de faire
toute proposition trop précise qui limiterait le champ de
la négociation collective".
La ministre
s'est également "déclarée attachée à assurer un lien entre
la deuxième loi relative à la réduction du temps de travail
et la future loi sur la formation professionnelle" mais,
"a jugé irrecevable la volonté de certains partenaires sociaux
de dégager la responsabilité du chef d'entreprise en matière
de formation professionnelle".
"Il
faut maintenir et renforcer l'existence d'un lien direct
entre le formation professionnelle et le contrat de travail"
, estime-t-elle, ajoutant : "les modalités de ce lien devront
être négociées au sein de l'entreprise, dès lors que le
salarié dispose d'un projet précis et susceptible d'intéresser
également l'entreprise".
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