Clause
de non-concurrence
Il
faut une contrepartie.
La clause
de non-concurrence a pour principe de défendre à
la fois la liberté de travail du salarié et
les intérêts économiques de son ancienne
entreprise.
Elle interdit au salarié d'exercer des activités
susceptibles de nuire à son ancien employeur. Mais,
elle est limitée géographiquement et dans
le temps.
Les
trois arrêts de la Cour de cassation du 10 juillet
2002 ont modifié cette clause pour la rendre beaucoup
plus favorable au salarié.
Désormais, pour faire jouer la clause de non-concurrence,
l'employeur doit verser à son ancien salarié
une contrepartie financière. Son montant et sa périodicité
sont libres ou fixés par une convention collective
mais doivent être déterminés
par les deux parties et apparaître dans le contrat
de travail.
Sans contrepartie financière, la clause de non-concurrence
n'est pas valable.
Le salarié
doit recevoir son indemnité dès que la clause
de non-concurrence entre en application, c'est-à-dire
dès son départ de l'entreprise.