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Une
circulaire DGEFP n°2001/22 du 20 juillet 2001
précise les obligations des prestataires de formation et l'imputabilité
des dépenses sur l'obligation de participation des employeurs,
dans le cas de mise en oeuvre de formations ouvertes et/ou
à distance.
Elle a le mérite de fixer un cadre législatif à la FOAD et
d'éclaircir certaines zones d'ombre sur la validité de ce
type de formation.
En
résumé
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Nécessité d'établir une convention de formation précisant
notamment, en plus des mentions habituelles, les objectifs
poursuivis, la nature et les délais des travaux à réaliser
par les stagiaires, les moyens pédagogiques et techniques
ainsi que les modalités de suivi et d'évaluation des
travaux accomplis.
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La simple fourniture de supports ou de cours en ligne
sans accompagnement HUMAIN technique et pédagogique
n'a pas la nature d'action de formation professionnelle.
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L'encadrement de la formation peut-être effectué par
l'intermédiaire d'un tutorat à distance qu'il soit synchrone
ou asynchrone.
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Il n'est plus indispensable de regrouper physiquement
les stagiaires qui suivent une même formation dans la
mesure où les modalités de suivi et d'encadrement sont
adaptés.
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"Les règles
d'imputation des dépenses applicables aux FOAD (formations
ouvertes et/ou à distance) sont les mêmes que celles concernant
les formations de droit commun."
C'est
ce que prévoit la circulaire n° 2001/22 de la DGEFP (Délégation
générale à l'emploi et à la formation >professionnelle) du
ministère de l'Emploi et de la Solidarité, qui a pour objet
de "préciser les conditions de recours aux nouvelles modalités
techniques et pédagogiques et notamment l'utilisation d'Internet
dans le cadre de la formation professionnelle"
Outre
la définition des FOAD, la DGEFP fixe plusieurs obligations
aux conventions de formation conclues par des prestataires
proposant des actions de FOAD.
La circulaire
recommande également l'élaboration d'un "protocole individuel
de formation" pour faciliter la lisibilité>des actions par
les stagiaires. En matière de contrôle, la DGEFP souligne
que "les modalités d'assistance pédagogique et d'encadrement
constitueront un élément central d'appréciation de la réalité
de la formation. Il en est de même des moyens mis en oeuvre
pour évaluer et valider les formations".
DEFINITION
"Une FOAD
est un dispositif souple de formation organisé en fonction
de besoins individuels ou collectifs (individus, entreprises,
>territoires).
Elle comporte
des apprentissages individualisés et l'accès à des ressources
et compétences locales ou à distance. Elle n'est pas exécutée
nécessairement sous le contrôle permanent d'un formateur.">Cette
définition de la FOAD doit permettre de mieux prendre en compte
"la diversification des modalités d'organisation de la formation,
la variété des situations pédagogiques et l'alternance entre
des activités d'apprentissage individuel et collectif".
MISE
EN OEUVRE
Les FOAD
peuvent en effet mettre en oeuvre "des modalités de formation
pouvant se combiner", indique la DGEFP.
La circulaire
souligne que l'usage des technologies de l'information "ouvre
un champ très étendu pour des initiatives novatrices en vue
d'une meilleure adaptation de la formation aux besoins des
salariés et aux exigences de la vie professionnelle".
Les dispositifs
de FOAD ont en effet souvent l'ambition de proposer une individualisation
des parcours de formation. Les "évolutions" permises par les
TIC en matière de formation professionnelle "doivent être
encouragées", explique la DGEFP, en soulignant toutefois qu'elles
doivent correspondre à "une réelle valeur formative".
Face à
l'émergence des FOAD, la DGEFP estime que "le droit positif
régissant la formation professionnelle continue ne comporte
aucune disposition susceptible de faire obstacle à la mise
en oeuvre de ces nouvelles modalités de >déroulement des actions
de formation professionnelle".
La circulaire
indique par ailleurs que les prestataires de FOAD sont "assujettis
aux obligations légales et réglementaires de droit commun
encadrant l'exercice de cette activité professionnelle". Les
conventions de formation conclues par ce type de prestataire
et une entreprise devront donc comporter les mentions relatives
"aux opérations de formation exécutées par le centre de formation
(intitulé, périodes, horaires, durées lieux et prix unitaire
global...)". Elles devront également faire référence à "la
nature, la quantité et au prix des prestations de services
ou de biens qui leurs sont étroitement liés, fournis par l'offreur
de formation".
Les
conventions signées par des organismes proposant des prestations
de FOAD devront aussi faire mention des "objectifs poursuivis
et de la nature des travaux incombant aux stagiaires", ainsi
que des moyens pédagogiques et techniques mis en oeuvre et
des modalités de suivi et d'évaluation des travaux accomplis
par les stagiaires. "L'organisme>de formation devra mettre
en place un système de suivi de l'action, afin de lever toute
incertitude liée à la réalité et à la durée de la formation",
insiste la circulaire. L'ensemble de ces mentions devront
également figurer dans les contrats de formation professionnelle
conclus entre un organisme de formation et une personne physique
entreprenant des formations "à titre individuel et à ses frais".
IMPUTABILITE
ET CONTROLE
En matière
de contrôle des prestations de FOAD, la circulaire établit
que "la simple cession ou mise à disposition de supports (manuels,
logiciels, matériel) à finalité pédagogique n'a pas la nature
d'une >action de formation professionnelle et doit être analysée,
selon les circonstances, comme une livraison de prestation
de service ou de biens".
Cette règle s'applique en particulier à la fourniture de "cours
en ligne sans accompagnement humain technique et>pédagogique,
ou encore d'applications pédagogiques livrées sous la seule
forme de supports numériques (disquettes, CD-ROM...) ou cédés
par voie de téléchargement".
Quelques
précisions à la réglementation en vigueur sont toutefois apportées
par la circulaire.
La participation du formateur tuteur "ne doit pas se
limiter à sa seule présence in situ". La DGEFP mentionne l'existence
d'autres modalités d'encadrement des stagiaires. L'accompagnement
pédagogique et technique peut notamment être réalisé "dans
le cadre d'un lieu ressources" ou par tutorat à distance,
"qu'il soit synchrone ou asynchrone". En ce qui concerne l'évaluation
de la durée des formations, la circulaire souligne que "la
durée totale pourra intégrer l'ensemble des situations pédagogiques
concourant à la réalisation de l'action de formation (autoformation
encadrée, face-à-face pédagogique, apprentissage à distance...)
et accessoirement d'autres activités encadrées". L'estimation
de la durée effective de chaque situation devra être "précisée".
La circulaire
assure par ailleurs que le regroupement des stagiaires
tel qu'il est prévu aujourd'hui par le code du travail ne
constitue "pas une exigence du point de vue du contrôle dès
lors qu'il existe d'autres formes de suivi, d'encadrement
et de contrôle de l'assiduité".
En
résumé
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- Nécessité d'établir une convention de formation précisant
notamment, en plus des mentions habituelles, les objectifs
poursuivis, la nature et les délais des travaux à réaliser
par les stagiaires, les moyens pédagogiques et techniques
ainsi que les modalités de suivi et d'évaluation des
travaux accomplis.
- La simple fourniture de supports ou de cours en ligne
sans accompagnement HUMAIN technique et pédagogique
n'a pas la nature d'action de formation professionnelle.
- L'encadrement de la formation peut-être effectué
par l'intermédiaire d'un tutorat à distance qu'il soit
synchrone ou asynchrone.
- Il n'est plus indispensable de regrouper physiquement
les stagiaires qui suivent une même formation dans la
mesure où les modalités de suivi et d'encadrement sont
adaptés.
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