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La loi accorde
en plus des congés payés légaux, un droit supplémentaire
à congé, pour des raisons familiales ou personnelles.
Ces congés selon leur nature peuvent être ou non
rémunérés.
Les
congés familiaux
Le salarié
sur justification est autorisé à s’absenter dans
certaines circonstances.
Il a droit à :
- 4 jours
pour son mariage et un jour pour celui de son
enfant,
- 3 jours
pour une naissance au sein de son foyer ou l’arrivée
d’un enfant adopté,
- 2 jours
pour le décès d’un enfant ou de son conjoint,
- 1 jour
pour le décès de son père ou de sa mère,
- 1 jour
pour le décès des beaux parents, des frères
et des soeurs(si le salarié a plus de trois
ans d’ancienneté dans l’entreprise )
Un enfant
malade
ouvre des droits à congé non rémunéré, variant
de 3 à 5 jours suivant son âge.
Le congé de maternité de 16 semaines
La femme enceinte doit avertir son employeur par
lettre recommandée avec avis de réception, en
l’informant des périodes où elle sera absente.
- La durée
de son congé est de 6 semaines avant la date
présumée de l'accouchement,
10 semaines après (8 et 18 semaines à partir
du 3e enfant).
- Pendant
son congé maternité la salariée perçoit des
indemnités journalières de la Sécurité sociale
(84 % du salaire brut journalier calculé sur
la base des trois derniers mois de salaire précédant
l’arrêt).
- Le complément
de salaire peut être imposé à l’employeur par
la convention collective.
A défaut, il n’est pas tenu de rémunérer le
congé.
Le congé parental
- A l’issue
du congé de maternité ou d’adoption, la mère
et le père peuvent demander à l'employeur un
congé parental.
l'employeur ne peut le refuser, dès lors que
le salarié justifie d’un an d'ancienneté à la
naissance ou à l'arrivée au foyer de l'enfant.
- La durée
de ce congé est d'un an au maximum mais peut
être prolongé deux fois (dans la limite de 3
années maximum).
Le salarié doit en aviser son employeur un mois
avant le terme initial par lettre recommandée
avec avis de réception.
- L’intéressé
ne perçoit pas de rémunération, sauf accords
conventionnels plus favorable.
Il peut demander à bénéficier de l’allocation
parentale d’éducation dès le deuxième enfant.
Les
congés personnels
non rémunérés
Un congé pour favoriser la création d'entreprise
Non rémunéré
Pour en bénéficier, le salarié doit justifier
d'une ancienneté d'au moins 36 mois dans l'entreprise.
- Il doit
en faire la demande auprès de son employeur
par lettre recommandée avec avis de réception
trois mois à l’avance.
Attention : une non réponse vaut
acceptation.
Le refus doit être motivé et ne peut concerner
que les entreprise de moins de 200 salariés,
après avis du comité d’entreprise.
- Sa durée
est d’un an renouvelable, sans pouvoir excéder
2 ans.
- Trois
mois avant son terme, le salarié doit aviser
l’employeur de ses intentions (la prolongation,
la reprise du travail, la rupture).
Un congé sabbatique Non
rémunéré
- Le salarié
doit justifier de 6 années d'activité professionnelle
et une ancienneté d'au moins 36 mois dans l'entreprise.
- Il n’est
soumis à aucune condition quant à sa finalité.
- Le salarié
peut exercer toute activité de son choix.
- Sa durée
doit être comprise entre 6 mois au minimum et
11 mois au maximum.
- Le salarié
doit aviser son employeur 3 mois à l’avance
de son intention, par lettre recommandée avec
avis de réception.
- L'employeur
peut refuser ou reporter en fonction de l’activité
de l’entreprise.
Les
congés pour formation
Le congé individuel de formation
- Le salarié
doit justifier d'une activité professionnelle
d'au moins 24 mois, dont 12 mois dans l'entreprise.
Sa demande doit être adressée à l’employeur
au moins 120 jours avant le début d’un stage
d’au moins 6 mois et 60 jours pour une durée
de formation inférieure.
- L’employeur
a 30 jours pour répondre.
- Il peut
refuser ou reporter le départ dans la limite
de neufs. Dans ce cas il consulte le comité
d’entreprise ou à défaut les représentants du
personnel pour avis.
- L’organisme
paritaire agréé pour le financement de ces congés
(OPACIF), auquel l’employeur verse les cotisations,
peut prendre en charge la rémunération pendant
cette période.
- Le congé
correspond à la durée du stage et ne peut excéder
1 an pour un stage continu à temps plein et
1200 heures pour un stage constituant un cycle
pédagogique comportant des enseignements discontinus
ou à temps partiel.
Le congé
de bilan de compétences
- Le salarié
peut demander à faire un bilan de compétences
tous les 5 ans.
- Sa durée
est au maximum de 24 heures de temps de travail,
consécutives ou non.
- Il doit
justifier une ancienneté d'au moins 5 ans dont
12 mois dans l'entreprise.
- La demande
doit être adressé sous 60 jours à l’employeur.
- L’OPACIF
peut prendre en charge la rémunération.
Congé de formation
économique, sociale et syndicale
- Tout
apprenti ou salarié sans condition particulière
d'âge ou d'ancienneté, désirant participer à
des stages ou sessions consacrés exclusivement
à la formation syndicale ou à l'éducation ouvrière
peut demander ce congé.
- C'est
un congé de 12 jours de formation par an (18
jours pour les animateurs de stages et sessions
ainsi que pour les salariés appelés à exercer
des responsabilités syndicales).
- Il
peut être pris en plusieurs fois. La durée de
chaque fraction ne peut toutefois être inférieure
à 2 jours.
- La
durée de ce congé ne peut être imputée sur la
durée des congés payés annuels. Elle est assimilée
à une période de travail effectif pour le calcul
des congés payés
- Le
salarié doit présenter la demande à l'employeur
par lettre recommandée avec accusé de réception
au moins 30 jours à l'avance en précisant la
date et la durée de l'absence sollicitée ainsi
que le nom de l'organisme responsable du stage
ou de la session
- L'employeur
peut refuser
Le refus doit être motivé et vous être notifié
dans un délai de 8 jours à compter de la réception
de la demande.
refus s'il juge que ce congé est préjudiciable
à la bonne marche de l'entreprise, après avis
conforme du comité d'entreprise ou, à défaut,
des délégués du personnel ; si le nombre de
bénéficiaires au cours d'une même année dans
une entreprise du secteur privé dépasse un maximum
fixé par arrêté du Ministre de l'Emploi et de
la Solidarité compte tenu de l'effectif de l'établissement.
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