Peut-on
mettre en ligne des contenus,
sans les adapter à ce média particulier
qu'est le Web ?
- La
lecture d’écran est 25% plus lente
que la lecture classique.
- 79%
des lecteurs d’écran ont une lecture
balayage:
recherche d’une information dans un texte.
- La
page écran est de moitié plus petite
qu’une page classique: empêche
la visualisation totale du texte.
- Mauvais
confort visuel de l’écran:
contraste soutenu
Un
texte sur écran doit :
-
Être court et bien organisé.
-
Avoir ses informations importantes, situées
en haut de la page.
-
Commencer et finir sur une même page écran.
Si le texte est trop long, mettre une idée
par page.
-
Permettre la mise en relation rapide avec des connaissances
et des domaines associés.
-
Il faut donc :
augmenter la concision
ainsi que la mise en relief des textes en ligne.
De
manière générale,
-
Un texte en ligne devrait contenir la moitié
moins de mots qu'un texte imprimé.
Le plus souvent toutefois, un quart voire
un dixième de la longueur d'un texte imprimé
sera plus approprié.
Cette réduction du nombre de mots ne devra
pas se faire au détriment de la clarté.
Briéveté et concision
La concision, c'est l'ergonomie du concepteur de
FOAD, c'est obtenir le même résultat
informatif en moins de mots, en moins de phrases
- en éliminant les mots superflus,
- en gardant les phrases courtes et simples
La longueur des lignes doit être réduite.
Les longues lignes de texte empêchent l'oeil
de revenir facilement à la marge gauche pour
saisir la ligne suivante. Une phrase ne
devrait pas dépasser 10 à 15mots.
il correspond à notre capacité
moyenne de rétention immédiate des
informations.
- Entre
deux mots, vous choisrez le mot concret
80% des mots courts, c'est-à-dire de maximum
quatre syllabes, sont des mots concrets, désignant
des réalités palpables. Par exemple,
"école" est un nom concret tandis
que "scolarité" n'en est pas un
- Structurer
les textes de manière à donner
un rythme à la lecture à l'aide de
paragraphes, de lignes blanches, de retraits
- en présentant une idée par paragraphe,
- en utilisant des sous-titres clairs, explicites
et pertinents qui permettent aux lecteurs d'avoir
une vue d'ensemble du contenu,
- en présentant des mots ou des phrases importants
sous forme de listes à puces.
- en jouant sur deux couleurs
pour mettre en avant un mot ou expression et accrocher
le lecteur sur ce mot
-
en insérant des éléments facilitateurs
: accentuation de certaines informations en utilisant
des procédés de mise en évidence
(couleur ou taille)
Des
recherches ont montré que la technologie
textuelle peut contribuer à aider le lecteur.
Par technologie textuelle il faut comprendre le
dynamisme des messages produits par la structuration
des textes, soit le formatage, le titrage et l'apparence
typographique
L'utilisation
de l'espace blanc, d'une ligne verticale à
gauche, du pointrepère (gros point
placé à gauche d'un bloc d'informations)
etc. sont autant de façons d'appliquer
les principes de la technologie textuelle.
ILLUSTRER
L'image
a un effet cognitif : elle permet l'amélioration
sensible de la mémorisation de l'information.
Les chercheurs estiment que l'image physique génère
plus aisément des images mentales que les mots
ne peuvent le faire. L'imagerie visuelle est en général
un élément mnémonique puissant
qui stimule l'apprentissage.
L 'animation pour expliquer un mécanisme logique
ou une séquence temporelle, illustrer un concept
doit être de mise.
Évitez
tout ce qui clignote, tourne, défile
à une époque (pas si lointaine), les
"gadgets" de ce genre étaient nouveaux
et inhabituels mais n'ont jamais servis la pédagogie
Les images, sons, graphiques et animations doivent
être utilisés dans un but purement informatif
ou didactique.
A
savoir...
Le style italique est moins lisible que le style «normal»,
à utiliser donc avec parcimonie.
Les
mots écrits en lettres minuscules sont plus
faciles à lire que ceux écrits en lettres
capitales.
Le
contraste texte/fond doit être soutenu, éviter
les couleurs complémentaires.
Ne
pas utiliser plus de 3 polices de caractères
différentes
La
mémoire à court terme ne peut traiter
qu'un petit nombre d'éléments à
la fois, plus précisément sept
signes seulement.
Il est donc essentiel que le lecteur puisse faire
rapidement et simplement les liens entre les mots,
sinon son attention est détournée du
texte et il ne comprend plus le sens de ce qu'il lit.
Informations
complémentaires
Test
de lisibilité Flesch
Évalue le document selon un barème de
0 à 100. Le document est d’autant plus
facile à comprendre que l’indice est
élevé. Pour la plupart des documents
ordinaires, une moyenne d’environ 60 à
70 est conseillée. La formule pour le test
de lisibilité de Flesch est : 206.835 - (1.015
x ASL) - (84.6 x ASW) où : ASL = longueur moyenne
des phrases (nombre de mots divisé par le nombre
de phrases) ASW = nombre moyen de syllabes par mots
(nombre de syllabes divisé par le nombre de
mots)
Une
étude de suivi du regard ("eye
tracking study") a été menée
à bien, en 2004

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